Ajout : Novembre 2012
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Art 112

http://art112ism.org

Pas de partenaires, pas de mécènes, pas de dons, pas de subventions. Pas d’annonces, pas de convocations, pas de rencontres, pas d’échanges.
Pas d’avenir, pas d’illusions, pas de reconnaissance. Inattendu, arbitraire, sans prémisses et sans épilogue.

- Selon les médias :

QUI ?

Les membres d’un commando - deux hommes - un groupuscule - un fameux groupe - des artistes - des troubadours - un quatuor
quatre individus spécialisés - quatre intervenants - un trio infernal - un groupe d’art - des artistes du fugace - des plasticiens de l’instant
un groupe de réflexion - un "gang" - des pirates de l’art...

QUOI ?

Des actes surréalistes - des incongruités - des attentats à l’humeur publique - un travail - un audacieux canular
un audacieux coup publicitaire - un événement fort bizarre - des interventions plastiques - des actes de "vandalisme" - des oeuvres
de l’art précaire - des traces - d’éphémères monuments - des actes gratuits -
des rêves un peu fous - des performances sculpturales - des rumeurs...

COMMENT ?

C’est superbe - insolite - fou - mystérieux - étrange - un simulacre - d’une rare finition - un bel ouvrage - esthétique - hautement poétique
dérangeant - drôle - rigolo - bien particulier - tout à fait bizarre - surprenant - plus que subversif - fugitif - systématique et éphémère...

POURQUOI ?

Pour revendiquer - faire couler encre et salive - attirer les regards - inciter à se poser des questions - à se révolter - rendre perplexe
retenir l’attention - changer le décors - pour rien - pour donner du goût à la vie - interloquer - voir autrement
pour la performance...

Extraits d´une théorie copiée/collée :

Pas d’état civil, adresse, profession, juste des individus non identifiés dans la société anonyme. Cette entité pluricéphale et art112iste s’organise en décembre 83 pour chercher ce qu’il peut y avoir au delà des paroles, des mots que l’on lance sans tenter d’éprouver leur résistance face à la réalité, la vraie, la palpable.

Alors il faut faire, mais faire dehors. Avec le concret auquel on se cogne, avec la matière minérale ou humaine qui n’obéit pas aux règles de la grammaire et autres subtilités de la syntaxe. Et quand on a choisi de n’être rien, il est inutile de demander la parole, ça ne se donne que dans les écoles pour vous mettre une note, il faut la prendre juste pour s’en emparer et la conjuguer à ses désirs du moment : "sauter délibérément par dessus les barrières pour s’exprimer sans intermédiaire et sans interprète".

Mais agir n’est pas une démarche, oser n’est pas un objectif, ils ne conduisent guère qu’à la gesticulation. Légiférons, moralisons notre action pour que nos errements deviennent mesurables, pour savoir quand on se contredit, où sont nos impasses. Art112 entendra agir sans détériorer, sans entraver le déroulement de la vie ordinaire et lui coûter outrageusement ce qui la blesse le plus : son temps et son argent. Il commencera même par se faire oublier et s’oublier lui-même : pas de dégâts, pas de frais, pas de photographies, de traces, pas de récupération… : de l’éphémère absolu, de l’annihilation. Juste une signature dont il s’interroge lui-même sur le sens.
Commencer par savoir ce qu’Art112 n’est pas, pour construire au fil des actes ce qu’il pourrait être.

Est-il un groupe qui se demande si le publique est à tout le monde ou à personne ? Si il est des espaces de liberté qui redeviennent inaccessibles quand on les abandonne ? Si il faut faire l’équilibriste sur les limites et les frontières pour qu’elles nous construisent au lieu de nous enfermer ? ou bien n’est-il qu’un petit sursaut avant l’engloutissement, avant la grande digestion par la civilisation humaine de l’humanité des hommes ?
Art112 s’est adressé à elle mais elle n’a pas répondu, la société. Quand on a voulu faire les terroristes, elle ne nous a pas enfermés. Elle ne nous a pas trouvés assez terribles. Quand on a voulu faire de la poésie, elle n’a pas réagit, ça ne l’inspire pas la poésie. Quand on a voulu faire de l’art, là, elle nous a bien dit que ce n’était certainement pas de l’art ! Alors seulement on a compris, nous ne serions rien d’autre que des artistoïdes, des artistoïdes art112istes. Nous, nous-mêmes.
Puis le groupe a œuvré. Il a produit, fabriqué, construit, pour ne plus rien garder d’autre qu’un souvenir, un cliché arbitrairement cadré ; pour ne laisser en pâture que des matériaux, des décors déjà usés parce que si vite devenus familiers. Et enfin nous l’avons rencontrer le public art112iste : police, pompiers, agents municipaux. Eux ils savent quoi faire avec nos actions, les arrêter, les éteindre, les déblayer, les évacuer. Ils savent fonctionner, parce que les autres, les passants involontaires, trop souvent ils ne savent même plus.
Depuis, pour Art112, "le spectateur n’est plus quelqu’un avec qui on échange dans un contact privilégié, mais (…) un accessoire qui donne un caractère supplémentaire à la scène et n’influence que partiellement les interprétations possibles". L’art112iste fait de la rue son théatre, pas du théatre de rue. Le public, pris dans le cadre strict d’une intervention art112iste, doit être assimilé à une matière qui se modèle spontanément par réaction à "l’œuvre" qui lui est présentée. Si cette foule peut à l’occasion agir, considérons que c’est au même titre que les éléments naturels que sont le vent, la pluie, la neige...
Nous sommes dans les rues des villes et la présence de gens sur les trottoirs, derrière les fenêtres est potentielle. Ils font partie du décor et ceci suffit à l’intervention. Sans public, le coup reste une image, un symbole qui peut se suffire à lui même. Art112 est un mécanisme, une machine qui exécute une tâche. Ainsi considéré, l’outil n’établit pas de dialogue direct avec son utilisateur, mais se sert de lui".

Jean INTELI

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David Myriam, Artiste, art-engage.net