Février 2005
Màj Avril 2005
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Tout glisse

Poème sur la solitude urbaine, la déshumanisation des villes...


Ting ting
La rame sort de terre
et la lame humaine
contemple le reflet de son âme
sans même verser une larme.

Ting ting
La ville glisse entre les vitres
le métro file entre les tours
les ombres glissent entre les rues
les visages se vissent entre les sièges
les images se vident entre deux neiges
les idées se fixent dans le vide.

En bas la foule se presse
elle a tellement à faire
elle ne veut plus se regarder.

Ting ting
La rame stoppe
les portes coulissent
des visages lisses
des sièges lisses
rien n’accroche
tout glisse
l’horreur lisse

Ting ting
La rame repart
les portes coulissent
les yeux se ferment
des visages glissent
des sièges se plissent
rien ne cloche
tout glisse
l’horreur lisse

Retour sous terre
en bas la foule se compresse
plus rien à faire
plus rien à regarder

Ting ting
Le train se fige
plus rien ne bouge
plus rien n’avance
bloqués dans un couloir
on se serre dans le noir
les uns sur les autres
sans se toucher
sans se voir
rien de moche
tout est lisse
l’horreur glisse.

Poèmes

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Artiste.Auteur.Réalisateur
Courts métrages d'animation, dessin noir & blanc, dessin sur sable, BD, écrits...
David Myriam, Artiste, art-engage.net