Luce,
Devinez quoi je vous ecrit en direct de mon lieu de travail ou on fait un "metiers de putes" . Moi et les autres sous-merdes qui m’entourent avont le droit je crois à un droit de reponse , que je fait essayé d’élaborer dans mon pettit cerveux d’etre servile au capitalisme.
Commencon pas une presentation breve de moi-meme pour que vous puissiez en savoir plus sur ces gens qui ne trouve pas de sens a leur vie :jeune homme de 19 ans j’ai arrété les etudes en 1ere pour incompatibilité d’humeur avec le corps enseignant ,j’ai tres vites enchainées les pettits boulot plus ou moins interessant (un large evantail qui va a manoeuvre sur un chantier à animateur 4-5 ans au centre aéré joie de vivre dans le perigord) pour etre actuellement téléacteur. Amateur de rock indé depuis mon adolescence (meme si en grandissant je commence a apprecier le prog de robert Wyatt) je suis tombé sur ce site car je voulais verifier si chroniques de l’absurde n’était pas déja trop utuliser ,en effet je voulais nommer ainsie une serie des court métrages que je réalise avec une troupe d’amies.
Mais bon laisson de coté ma vie futiles de téléacteur de merde ,qui est juste bon à lire à haute voie des disocurs ecrit sur son ecran pc ,à arnaquer des pauvres particuliers et qui en plus y prend un plaisir charnel ( vous verriez autour de moi que des animaux).
Oui interessons nous aux corps du metier dans son ensemble qu’y trouve t-on : de fourbes méres monoparentales qui doivent nourrir leur progéniture ,d’ignoble chomeur de longue durée qui se refugie pour fuir lachement une radiation , ou encore des jeunes profiteurs qui se la coule douce entre leur lieu de travail et la faculté. (pour la finacer quil dise mon cul oué !).
Pour finir j’avouerai que c’est un travail assez éprouvant psychologiquement que la préssion est constante que le systeme de primes en éscalier installe un climat de suspicion permanant ,que les ecoutes regulieres par des superieurs rend un peu paranoiaques et que cela doit etre l’un des travails les plus montones qu’il existe (cela s’apparente plus ou moins a du travail à la chaine).
Non mais le plus terrible reste quand memelorsque tu appeles des personnes qui profitent de leur positon de superiorité pour etre d’une meprisance et d’une vulgarité qu’ils ne se permétrait jammais dans la vie de tout les jours .
a bon entendeur salut !! ;)
Merci pour votre message intéressant.
Tout d’abord, je rappelle qu’il s’agit là d’une fiction, je ne me permets pas de tels discours au téléphone. Peut-être qu’il y a trop d’ironie et de provocation dans ce texte, mais bon, c’est mon style, pour faire réagir.
Aux 1 ou 2 appels à but publicitaire que je reçois par semaine, dès que j’ai identifié qu’il s’agit de commerce, je dis à la voix téléphonique : « ça ne m’intéresse pas, au revoir, merci de ne pas rappeler », en essayant de garder une voix neutre. Je comprends bien votre fatigue d’être jeté à longueur de journée, mais faut voir aussi que ce genre d’appel est bel et bien une sorte d’agression (soft). Et donc, pas étonnant que les gens (qui ne sont hélas pas des saints) ont souvent des réactions un peu violente. Il vaudrait évidemment mieux, par compassion pour les agents de votre travail merdique et fatiguant, que les appelés restent polis, certes. Mais imaginez que vous êtes en train de vous balader peinard dans la campagne, et qu’un inconnu vont tombe dessus, pour vous fourguer un truc, sous couvert de sondage ou autre devis gratuit, eh bien vous le rabrouer, parfois un peu sèchement si vous êtes mal lunée ou que c’est le 3ème de la journée, parce que vous n’avez rien demandé et que vous préférez continuer à marcher tranquille.
Sinon, pour moi tout travail dans le cadre dans ce système est de la prostitution, surtout quand on est à la chaîne et sans guère de libertés. Moi-même je suis une pute (pour des grosses boîtes en plus !), c’est juste un constat amer et général, pas une insulte. En fait j’utilise le mot prostitution aussi pour montrer que les putains (travailleur-euses sexuels) font la même chose que les travailleurs ordinaires, et donc on peut tout aussi bien traiter les ouvriers du bâtiment (ou les téléopérateur, ou les artistes qui vendent aux entreprises) de putes. Et pour les travaux particulièrement pénibles, auxquels on s’oblige pour survivre, le mot pute peut s’appliquer alors dans le sens usuel de la catégorie de prostituées qui sont contraintes par la misère, des macs…, à faire ce boulot, et qui sont (comme toutes les prostituées, les téléopérateurs…) méprisées, invisibles.
Et puis pour finir, je pense que tout salarié, s’il est d’abord victime, surtout les plus pauvres contraints à des travaux usant, peu payés et répétitifs, est aussi coupable, plus en profondeur, de sa situation. Coupable de ne pas se révolter vraiment, de ne pas tout faire pour changer radicalement le monde, de ne pas dénoncer le travail et le capitalisme pour ce qu’ils sont : une exploitation organisée qui détruit le monde et les humains qui y participent. Ce qui veut dire qu’il ne faut pas s’interdire de critiquer le travail et les salariés exploités sous prétexte qu’ils en bavent.
Merci pour votre attention
En espérant ne pas vous avoir au bout du fil dans le cadre de votre travail ! lol
Bonjour et merci
C’est vrai on peut s’apitoyer sur les conditions extrêmes du télévendeur(j’ai testé cet épouvantable métier) mais on se bat pour l’obtenir ce job ! ça ne suffit pas ! on s’accroche à l’hameçon CDI-bonheur et on colle avec le sourire 10 ans d’abonnement ou 10 kg de poisson sauvage surgelé à mamie qui pensait avoir des nouvelles de sa petite fille de Paris et qui finit par s’acheter la paix à grand coup de carte bleue.De toute façon quand on sera trop vieux pour faire le tapin il y aura quelques places pour envoyer les autres et quand on sera trop usé pour ce manège...on répondra au téléphone à longueur de journée ! Ah !Ah ! A moins qu’on ait ouvert la bouche et craché l’hameçon et le véritable emmerdeur en sa qualité d’actionnaire.
Armelle
Messages
1. Dialogue commercial, 2 juin 2006, 12:23, par coxco
J’aime le style !!! bravo
Voir en ligne : http://coxco.zeblog.com
2. Dialogue commercial, 14 février 2008, 17:01, par newcombe
Droit de reponse.
Luce,
Devinez quoi je vous ecrit en direct de mon lieu de travail ou on fait un "metiers de putes" . Moi et les autres sous-merdes qui m’entourent avont le droit je crois à un droit de reponse , que je fait essayé d’élaborer dans mon pettit cerveux d’etre servile au capitalisme.
Commencon pas une presentation breve de moi-meme pour que vous puissiez en savoir plus sur ces gens qui ne trouve pas de sens a leur vie :jeune homme de 19 ans j’ai arrété les etudes en 1ere pour incompatibilité d’humeur avec le corps enseignant ,j’ai tres vites enchainées les pettits boulot plus ou moins interessant (un large evantail qui va a manoeuvre sur un chantier à animateur 4-5 ans au centre aéré joie de vivre dans le perigord) pour etre actuellement téléacteur. Amateur de rock indé depuis mon adolescence (meme si en grandissant je commence a apprecier le prog de robert Wyatt) je suis tombé sur ce site car je voulais verifier si chroniques de l’absurde n’était pas déja trop utuliser ,en effet je voulais nommer ainsie une serie des court métrages que je réalise avec une troupe d’amies.
Mais bon laisson de coté ma vie futiles de téléacteur de merde ,qui est juste bon à lire à haute voie des disocurs ecrit sur son ecran pc ,à arnaquer des pauvres particuliers et qui en plus y prend un plaisir charnel ( vous verriez autour de moi que des animaux).
Oui interessons nous aux corps du metier dans son ensemble qu’y trouve t-on : de fourbes méres monoparentales qui doivent nourrir leur progéniture ,d’ignoble chomeur de longue durée qui se refugie pour fuir lachement une radiation , ou encore des jeunes profiteurs qui se la coule douce entre leur lieu de travail et la faculté. (pour la finacer quil dise mon cul oué !).
Pour finir j’avouerai que c’est un travail assez éprouvant psychologiquement que la préssion est constante que le systeme de primes en éscalier installe un climat de suspicion permanant ,que les ecoutes regulieres par des superieurs rend un peu paranoiaques et que cela doit etre l’un des travails les plus montones qu’il existe (cela s’apparente plus ou moins a du travail à la chaine).
Non mais le plus terrible reste quand memelorsque tu appeles des personnes qui profitent de leur positon de superiorité pour etre d’une meprisance et d’une vulgarité qu’ils ne se permétrait jammais dans la vie de tout les jours .
a bon entendeur salut !! ;)
1. Dialogue instructif, 15 février 2008, 10:33, par David Myriam
Bonjour,
Merci pour votre message intéressant.
Tout d’abord, je rappelle qu’il s’agit là d’une fiction, je ne me permets pas de tels discours au téléphone. Peut-être qu’il y a trop d’ironie et de provocation dans ce texte, mais bon, c’est mon style, pour faire réagir.
Aux 1 ou 2 appels à but publicitaire que je reçois par semaine, dès que j’ai identifié qu’il s’agit de commerce, je dis à la voix téléphonique : « ça ne m’intéresse pas, au revoir, merci de ne pas rappeler », en essayant de garder une voix neutre. Je comprends bien votre fatigue d’être jeté à longueur de journée, mais faut voir aussi que ce genre d’appel est bel et bien une sorte d’agression (soft). Et donc, pas étonnant que les gens (qui ne sont hélas pas des saints) ont souvent des réactions un peu violente. Il vaudrait évidemment mieux, par compassion pour les agents de votre travail merdique et fatiguant, que les appelés restent polis, certes. Mais imaginez que vous êtes en train de vous balader peinard dans la campagne, et qu’un inconnu vont tombe dessus, pour vous fourguer un truc, sous couvert de sondage ou autre devis gratuit, eh bien vous le rabrouer, parfois un peu sèchement si vous êtes mal lunée ou que c’est le 3ème de la journée, parce que vous n’avez rien demandé et que vous préférez continuer à marcher tranquille.
Sinon, pour moi tout travail dans le cadre dans ce système est de la prostitution, surtout quand on est à la chaîne et sans guère de libertés. Moi-même je suis une pute (pour des grosses boîtes en plus !), c’est juste un constat amer et général, pas une insulte. En fait j’utilise le mot prostitution aussi pour montrer que les putains (travailleur-euses sexuels) font la même chose que les travailleurs ordinaires, et donc on peut tout aussi bien traiter les ouvriers du bâtiment (ou les téléopérateur, ou les artistes qui vendent aux entreprises) de putes. Et pour les travaux particulièrement pénibles, auxquels on s’oblige pour survivre, le mot pute peut s’appliquer alors dans le sens usuel de la catégorie de prostituées qui sont contraintes par la misère, des macs…, à faire ce boulot, et qui sont (comme toutes les prostituées, les téléopérateurs…) méprisées, invisibles.
Et puis pour finir, je pense que tout salarié, s’il est d’abord victime, surtout les plus pauvres contraints à des travaux usant, peu payés et répétitifs, est aussi coupable, plus en profondeur, de sa situation. Coupable de ne pas se révolter vraiment, de ne pas tout faire pour changer radicalement le monde, de ne pas dénoncer le travail et le capitalisme pour ce qu’ils sont : une exploitation organisée qui détruit le monde et les humains qui y participent. Ce qui veut dire qu’il ne faut pas s’interdire de critiquer le travail et les salariés exploités sous prétexte qu’ils en bavent.
Merci pour votre attention
En espérant ne pas vous avoir au bout du fil dans le cadre de votre travail ! lol
David Myriam
3. Dialogue commercial, 21 novembre 2017, 15:13, par armelle
Bonjour et merci
C’est vrai on peut s’apitoyer sur les conditions extrêmes du télévendeur(j’ai testé cet épouvantable métier) mais on se bat pour l’obtenir ce job ! ça ne suffit pas ! on s’accroche à l’hameçon CDI-bonheur et on colle avec le sourire 10 ans d’abonnement ou 10 kg de poisson sauvage surgelé à mamie qui pensait avoir des nouvelles de sa petite fille de Paris et qui finit par s’acheter la paix à grand coup de carte bleue.De toute façon quand on sera trop vieux pour faire le tapin il y aura quelques places pour envoyer les autres et quand on sera trop usé pour ce manège...on répondra au téléphone à longueur de journée ! Ah !Ah ! A moins qu’on ait ouvert la bouche et craché l’hameçon et le véritable emmerdeur en sa qualité d’actionnaire.
Armelle