La rosée qui scintille comme un diamantLe chat lové qui ronronne quand on l’embrasse dans le couLe luxe des framboises mures mangées aussitôt cueilliesLa senteur envahissante du jasmin le soirL’odeur qu’on reconnaît et accueilleLes transparences et les couleurs de la rivière au printempsLes bourgeons fragiles des amandiersLes regards brûlants qu’on oublie pasLa douceur soyeuse des pétales de coquelicotsLes caresses précises d’une personne aiméeLe tragique du cadavre d’un oisillon au détour d’un cheminLes chants envoûtants des rossignols le long des bergesL’angoisse et la joie entremêléesLes semis de fenouil et de salades qui réussissentLes mélodies qui bercent et apaisent dans la nuitL’énergie de la foule solidaire qui brise ses chaînesLa liberté enfiévrée d’un carnaval sauvageLa beauté fugace d’un geste, d’une danseLa douce violence d’une insurrection qui l’emporteLe goût sublime des cassis frais et des aubergines au fourLe poème ou la prose qui transpercent le coeur.Ni les milliards ni le pouvoir, ni l’Etat ni les IA, ni l’usine ni les machines, ni les puissants ni les gouvernements n’offrent tout ça, bien au contraire.Et ils ne pourront jamais l’offrir ni le vendre, même s’ils le voulaient.Alors qu’est-ce qu’on attend ?Qu’est-ce qu’on attend pour renverser cette nécrosociété ?!
David Myriam - juin 2025
car l’important n’est pas proposé par ce modèle de société, qui au contraire détruit systématiquement ce qui fait le sel de la vie.
